Le turntablism est un terme américain désignant l’art de créer de la musique grâce aux platines à vinyles et aux disques vinyles. Le premier à avoir utilisé le mot « turntablism » est DJ Babu en 1995.
Par un étonnant retournement de l’histoire, le disque vinyle a échappé aux oubliettes, et la platine, à l’origine simple appareil destiné à les jouer, est devenue instrument de musique sous les doigts habiles de DJ utilisant les disques comme des banques de sons et inventant des techniques pour en enchaîner de brefs passages à l’aide de plusieurs platines.
Durant les années 1970, les jeunes du South Bronx  organisent leurs propres fêtes et dansent au son de sonos de fortune qu’ils installent dans la rue. En 1973, Kool Herc a l’idée de jouer seulement les passages les plus rythmés de ses disques de funk et de les enchaîner sur deux platines jumelées. Dès 1974, l’émulation est intense : Grandmaster Flash, connaisseur en électronique, perfectionne l’appareillage en bricolant une table de mixage reliant les deux platines, Grand Wizard Theodore invente, par hasard, le scratch ou scratching, les DJ rivalisent d’adresse et mettent au point les techniques de base. En 1983, le jazzman Herbie Hancock s’adjoint les services du DJ Grand Mixer D.ST et intègre le scratch dans son disque Future Shock…

30 ans plus tard, en France, Birdy Nam Nam et C2C reprennent le flambeau et remettent le turntablism au devant de la scène.  C2C en live, ça vaut le détour, comme vous pouvez le voir sur la vidéo suivante.

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