Cette semaine, C215, le fameux street-artiste invité par K-LIVE pour son édition 2012, était à Sète en repérage. Il était accompagné du parrain du festival, Emmanuel de Brantes, grand spécialiste de l’Art Urbain. D’ailleurs, pour reprendre une expression d’Emmanuel, C215 a profité de sa visite de l’Ile Singulière pour réaliser quelques « frappes chirurgicales » sur différents supports urbains.
C215 a apprécié la ville, ses rues, son ambiance, son accueil, et a choisi le lieu, dans le quartier haut, où il réalisera une œuvre qui viendra enrichir le Musée à Ciel Ouvert.

L’équipe de K-Live avait organisé, à l’occasion de ce passage à Sète de C215, une rencontre entre l’artiste et les élèves de l’école des Beaux Arts. Pendant une heure et demi, Christian a tenu en haleine les 24 étudiants avec son approche de l’Art. Il a notamment insisté sur l’importance d’Internet dans l’art contemporain et notamment le street-art. Pour C215, la modernité n’est pas dans le style, mais dans la démarche. Pour lui, le Web, et notamment le 2.0, constitue une véritable révolution qui permet aux artistes de partager leurs œuvres avec la planète entière. Ce média fait partie intégrante de son processus artistique.  Lorsque C215 réalise une peinture au pochoir sur un mur à Dublin, New-York,  Sao Paulo, ou encore Vitry-sur-Seine, il s’empresse de la poster sur Facebook ou Flickr afin de voir les réactions du public et de pouvoir échanger.

Ses pochoirs sont réalisés à partir de photos, le plus souvent de portraits. C215 considère qu’il s’approprie un échantillon de réalité, qu’il réinjecte dans la réalité lorsqu’il intervient sur un mur. Ensuite, en prenant une photo de cette œuvre, il échantillonne à nouveau la réalité, et le cycle se poursuit.
C215 a également souhaité transmettre aux étudiants un message important, l’art de vivre ne doit pas être sacrifié au nom de l’Art. Cet artiste aime les rues du monde entier. Pour lui, le voyage est essentiel et le travail dans l’atelier doit se limiter au strict nécessaire.

Quand un étudiant lui a demandé sa définition du street-art, C215 n’a pas hésité :
« Le street-art, c’est transcrire la poésie de la ville ». Tout est dit !