K-Live 2011… magique !!!

Quelle magnifique édition fut la quatrième du festival K-Live. Toujours plus riche, toujours plus varié, toujours plus Sétois, toujours plus K-Live !!!

Le festival a débuté le 29 avril, à la Chapelle du Quartier Haut, par une superbe expo, « Sète, trop d’hommage« . Deux artistes, TABAS et Grégory Decock, se sont associés pour rendre hommage au Sétois le plus célèbre, Georges Brassens. Mort voici 30 ans, le poète-musicien aurait eu 90 ans cette année. K-Live a voulu participer à l’année Brassens de manière originale.
C’est l’objet fétiche de Brassens qui a été mis à l’honneur, la pipe. Cet objet dont il ne se séparait jamais a été le vecteur de cet hommage. Des centaines de bougies en forme de pipe ont été exposées dans la Chapelle, ainsi que dans d’autres lieux de Sète… des centaines de cierges pour célébrer « le poète à la pipe » dans la ville qu’il a tant aimée.

Vous pourrez visionner ici une vidéo présentant l’exposition phare de l’édition 2011 du festival K-Live.

Après Sète, trop d’hommage, K-Live s’est poursuivi, à partir du 19 mai, dans les rues de Sète, avec la présence exceptionnelle et les interventions d’un des pionniers français du pochoir, l’artiste Epsylon Point.

Figure de « l’impolitiquement correct », Epsylon Point s’intéresse à des sujets sensibles tels que le monde ouvrier, les conflits mondiaux ou encore les scènes érotiques. Sa manière de peindre est unique ; puisant ses sources d’inspiration dans l’abstraction lyrique, chez Kandinsky, ou dans l‘abstraction américaine, chez Jackson Pollock, il mélange portraits et textes au pochoir jusqu’à la saturation totale du support.

Découvrez le travail d’Epsylon Point :

La Ville de Sète et K-Live souhaitent garder une trace de toutes les expositions d’art urbain réalisées dans le cadre de K-Live et capitaliser ces expériences graphiques. Sète se positionne ainsi comme une des capitales européennes du street art avec Barcelone et Berlin.

En conservant certaines œuvres des artistes qui se sont succédés dans le cadre de K-Live, la Ville contribue à rendre pérenne un art éphémère, faisant de Sète un Musée à Ciel Ouvert !

Si vous souhaitez admirer les œuvres des artistes M. Chat, Poch, L’Atlas et Epsylon Point, qui vous attendent un peu partout dans Sète, l’Office de Tourisme de Sète met à votre disposition un audio-guide avec des commentaires enregistrés par Emmanuel DE BRANTES, journaliste, spécialiste d’art urbain et parrain de la manifestation.
Une occasion originale de visiter ou de revisiter cette « île singulière » !

Et puis, les 27 et 28 mai ont eu lieu les 2 grandes soirées musicales de l’édition 2011 de K-Live.

Le premier soir, c’est le groupe new-yorkais, The Jon Spencer Blues Explosion qui mettait le feu à la scène du Théâtre de la Mer.

Depuis le tout début des années 90′s, Jon Spencer, Russel Simmins et Judas Bauer martyrisent le blues et le rock à coup de morceaux trash et sexy. The Jon Spencer Blues Explosion puise sans vergogne dans le blues, le rock-garage, le punk, le rhythm and blues et parfois dans le hip-hop et l’electro. Le groupe développe une énergie digne des Sex Pistols.

Certains n’hésitent pas à dire que Blues Explosion est le meilleur groupe de rock’n roll du monde.

Pour K-Live, le 27 mai, c’était une explosion de Blues :

Le lendemain, le 28 mai, dans un style radicalement différent, c’est le génial Chilly Gonzales qui a enchanté les spectateurs du Théâtre de la Mer.

Tour à tour pianiste virtuose (et recordman du monde de durée de piano), superstar mégalomane, égérie paternaliste et electro-pop d’une famille artistique déjantée qui va de Jamie Lidell à Feist, producteur de Katerine, Jane Birkin ou Arielle Dombasle, les mains de Serge Gainsbourg dans le diptyque de Joann Sfar, juif canadien hip hopper séduisant l’underground berlinois ou roitelet de la Cour culturelle parisienne, qui est donc Jason Beck, alias Chilly Gonzales, alias Gonzales ?

Tout cela à la fois et bien plus encore. Jason, bête de concours de piano à 12 ans dans une famille où seule compte la persévérance et Gonzo, son double monstrueux ; une histoire reprise en partie dans son dernier album qui est également un film sur deux joueurs d’échecs. Car Gonzo est insatiable.

Son spectacle pour K-Live était comme lui, tout bonnement génial :

Comme vous avez pu le voir, l’édition 2011 de K-Live était simplement magique !!!

Vivement l’année prochaine pour K-Live 2012, qui nous réservera, sans nul doute, de nombreuses surprises…

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